les Amérindiens

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C. P. 27, Acton Vale, Qc. J0H 1A0


Amérindiens
Les Amérindiens


Prière Amérindienne (Ojibwa)poignard


O Grand Esprit
Dont j'entends la voix dans les vents
Et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants
Je suis faible... je suis petit...
J'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse moi marcher dans la beauté et fais que mes yeux appercoivent toujours les rouges et les pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées et rend mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple.
Et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères mais a fin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt a me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'étein un coucher de soleil, mon esprit pourra venir à toi sans honte...


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Dernière mise à jour / 20 mars, 2014
Par Interaction Roxton Falls enr.
 
Les Abénaquis se sont établis au Québec entre 1676 et 1680 dans la région de Sillery et ont par la suite vécu pendant une vingtaine d'années sur les rives de la rivière Chaudière, à la hauteur des chutes, avant de se fixer à Odanak et à Wôlinak au début du XVIIIe siècle. Leur nom d'origine est dérivé des termes wabun (la lumière) et a'Ki (la terre), qui signifient peuple du matin ou peuple de l'Est.
AbénaquisÀ cette époque, les Abénaquis pratiquent une économie de subsistance basée sur la chasse, la pêche, la trappe, la cueillette de petits fruits ainsi que sur l'agriculture du maïs, des haricots, des courges, des pommes de terre et du tabac. Ils confectionnent des paniers tressés de frêne et de foin d'odeur pour la cueillette de baies sauvages et font bouillir la sève des érables pour faire du sirop. Lors des guerres franco-anglaises, les Abénaquis s'allient aux Français. Une anecdote tirée de cet épisode relate l'histoire d'un guerrier dénommée Assacumbuit qui aurait tué à lui seul plus de 140 ennemis du roi XIV, qui le reçut au rang de chevalier. La population abénaquise a plus que doublé au cours de la dernière décennie, pour atteindre 1 843 membres aujourd'hui. Par ailleurs, moins de 400 personnes vivent dans les deux (2) communautés dont les superficies totalisent un peu moins de sept kilomètres carrés.
Odanak et Wôlinak sont des communautés à vocation résidentielle situées dans les environs de Trois-Rivières et de Sorel. Le développement de projets à vocation touristique permet aux Abénaquis de favoriser leur économie tout en préservant leur culture et leurs traditions. Par exemple, depuis 1960, la Société historique d'Odanak gère l'un des plus important musée autochtone du Québec, à quelques kilomètres de l'axe Québec-Montréal. Le musée des Abénaquis accueille au-delà de 15 000 visiteurs chaque année. Les Abénaquis exploitent aussi une pourvoirie en Haute-Mauricie, acquise depuis 1986. La vannerie demeure une activité traditionnelle générant des retombées économiques intéressantes pour les membres des deux communautés
Les Abénaquis tirent leur nom d'un mot qui, dans leur langue, veut dire « peuple du Levant » ou « gens de l'Est ». En 1600, les Abénaquis de l'Est occupent le territoire actuel de l'État du Maine, sauf les parties le plus au nord et à l'est. Les Abénaquis de l'Ouest vivent dans le reste de la partie nord de la Nouvelle-Angleterre, soit du New Hampshire au LAC CHAMPLAIN. Les Abénaquis de l'Est et de l'Ouest parlent des langues ALGONQUIENNES étroitement apparentées, chaque groupe ayant divers dialectes locaux. Ceux de l'Est emploient au moins quatre de ces dialectes, le pequawket (pigwacket), l'arosaguntacook, le kennebec et le penobscot. Tous les Abénaquis appartiennent à la culture algonquienne de l'Est et ont été séparés des autres Algonquiens de l'Ouest et du Nord à la suite de l'intrusion de groupes de culture iroquoienne il y a environ 1000 ans. Les IROQUOIS se sont éventuellement dispersés dans la vallée du Saint-Laurent, mais la région s'est ouverte à la dispersion des Abénaquis de l'Ouest après le retrait des Iroquois vers l'ouest au XVIe siècle.
Vers 1600, on compte près de 12 000 Abénaquis de l'Est et 10 000 Abénaquis de l'Ouest, mais les maladies venues du Vieux Continent, particulièrement la rougeole et la variole, font chuter ces nombres de 98 p. 100 en quelques décennies. Les Abénaquis de l'Ouest qui survivent, souvent appelés Sokoki ou Penacook, cherchent refuge dans d'autres collectivités en Nouvelle-Angleterre et au Québec. Les Abénaquis de l'Est sont moins décimés par la guerre et la maladie, et leur principale communauté, située à Old Town, dans le Maine, existe toujours. De nos jours, on compte plus de 3000 Penobscots inscrits, dont 500 vivent à Old Town.
Plusieurs Pequawket, Arosaguntacook et Kennebec se réfugient dans les communautés Penobscot durant la période coloniale, alors que les colonies anglaises se développent au sud du New Hampshire et au sud-ouest du Maine. D'autres se joignent aux communautés Sokoki et Penacook et se dirigent vers les colonies du Vermont et du Québec.
Il est souvent question des Abénaquis dans le journal de CHAMPLAIN ainsi que dans les récits d'autres explorateurs et missionnaires. Ils survivent aux guerres coloniales pendant les deux siècles qui suivent en composant avec les intérêts divergents des Français et des Anglais, tout en jouant un rôle politique important en dépit de leur nombre réduit. Après 1760, la chute de la NOUVELLE-FRANCE laisse les Abénaquis en position de faiblesse face à l'avance des Anglais, ce qui les force à conclure une alliance plutôt faible avec d'autres tribus autrefois alliées aux Français. La guerre de l'Indépendance américaine entraîne la séparation des Abénaquis de l'Est et de l'Ouest, dont la majorité, à cette époque, vit au Québec. Les Penobscots se rangent du côté des Passamaquoddy de l'est du Maine pour défendre la frontière de la Nouvelle-Angleterre au nom des Américains. Les Abénaquis demeurent divisés dans des camps adverses durant la GUERRE DE 1812.



Les Algonquins

Le terme Algonquin nous est communiqué la première fois par Samuel de Champlain qui rencontre ceux-ci la première fois à Tadoussac en 1603. Le mot algonquin serait une déformation d’une désignation malécite ou montagnaise que Champlain aurait transcrite phonétiquement. A titre d’exemple, en montagnais ” Algoumekuot ” signifie ceux qui se peignent en rouge. Au contraire des peuples iroquoiiens, agriculteurs et sédentaires, les Algonquins sont avant tout des nomades, c’est-à-dire qu’ils vivent principalement des produits de la chasse et de la pêche.Selon les spécialistes, on estime que lorsque Champlain fonde Québec, les Algonquins forment Algonquinune population variant de 3000 à 5 000 âmes.
Les Algonquins se désignent en tant qu'Anishinabeg, ce qui signifie " les vrais hommes". Ils auraient vraisemblablement une parenté étroite avec les Abénaquis, dont la langue ressemble beaucoup à la leur.
Avant de s'installer définitivement dans l'Outaouais, les Algonquins ont vécu sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent pendant près d'un siècle, de 1550 à 1650. Ils sont ensuite refoulés vers les hauteurs de l'Outaouais par les nations iroquoises. Les guerres avec les Iroquois affaiblissent considérablement les Algonquins qui sont forcés de se réfugier près des forts français. Une trêve est conclue en 1701. tant des sociétés nomades, bien que les Algonquins s'adonnent un peu à l'agriculture, ils sont avant tout des chasseurs-cueilleurs et des pêcheurs. Grâce au commerce qu'ils pratiquent surtout avec les Hurons, les Algonquins obtiennent du mas et des filets pour la pêche, en échange de peaux et de gibiers. Ils pratiquent le troc avec les Européens dont ils se procurent des outils, des ustensiles et des vêtements.
L'acquisition d'armes à feu et de pièges de fer engendre une ère de prospérité chez les Algonquins. La chasse est plus facile et la traite des fourrures leur procure une aisance matérielle appréciable. Leur mode de vie subit d'importants changements: la toile supplante l'écorce de bouleau pour les tentes et les peaux pour les vêtements. Ce faisant, les Algonquins deviennent malgré eux tributaires du commerce avec les Européens. Au XIXe siècle, l'exploitation forestière dévaste les territoires de chasse des Algonquins le long des rivières des Outaouais et de la Gatineau. Ils se replient vers le nord. Le déclin de la traite des fourrures et leur dépendance envers les colons en incitent plusieurs à se sédentariser.
Aujourd'hui, environ 4 500 des 7 747 Algonquins résident en Outaouais et en AbitibiTémiscamingue dans neuf (9) collectivités. Kitigan Zibi Anishinabeg en est la plus populeuse. On y retrouve des services dans le domaine de l'éducation, de la santé et des services sociaux, ainsi que plusieurs petites entreprises oeuvrant entre autres dans les domaines de la construction, de la foresterie et du transport. Le conseil de bande administre les services policiers de la communauté, en vertu d'une entente signée avec le Québec et le Canada en 1992.
Le conseil des Algonquins de l'ouest du Québec, fondé en 1980 pour défendre les intérêts de la nation, est représenté maintenant par le Secrétariat des programmes et services de la Nation Algonquine qui regroupe les communautés de Wolf Lake, Barriere Lake et Timiskaming et par le Nation algonquine Anishinabeg qui dessert les communautés d'Eagle Village - Kipawa, Lac-Simon, Abitibiwinni, Kitigan Zibi Anishinabeg et Long Point. Depuis 1991, l'Association de développement économique des Algonquins offre un appui financier et des conseils aux Algonquins qui veulent réaliser des projets d'affaires. Deux Algonquins ont fait leur marque dans la Ligue nationale de hockey: John Chabot et Gino Odjick.



Les Atikamekw

AtikamekwVers 1650, on dénombre entre 500 et 600 Atikamekw. Ils occupent un territoire sillonné par de nombreuses voies navigables situé au carrefour des communautés cries, algonquines et montagnaises. Cette situation favorise le troc. Les Atikamekw peuvent compléter leur régime alimentaire à base de gibier et de poisson par des produits agricoles comme le maïs. Au printemps, les Atikamekw font bouillir la sève extraite des érables pour en faire du sucre et du sirop, d'ou l'origine du sirop d'érable québécois.

Entre 1670 et 1680, une épidémie de petite vérole décime la population Atikamek. Les quelques survivants sont chassés par les Iroquois. Une vingtaine d'années plus tard, un groupe d'autochtones s'installe en territoire Atikamekw. Dénommés Têtes de boule, on émet l'hypothèse sur leur présence comme étant des descendants Atikamekw auxquels se seraient joints d'autres autochtones nomades. L'appellation Atikamekw ne sera réutilisée qu'au milieu des années 1970. L'arrivée des Européens transforme le mode de vie des ÊTêtes-de-Boule. Sous l'influence du christianisme, ils renoncent à la polygamie, ils se marient et font baptiser leurs enfants. Ë partir de 1774, la Compagnie de la Baie-d'Hudson ouvre des postes de traite dans la région. Avec l'intensification des relations commerciales, les valeurs des non-autochtones se substituent aux traditions.
En 1831, les compagnies forestières s'installent dans la région et introduisent le travail salarié. Les Têtes de boule constituent une main-d'uvre qui connaît bien la forêt et qui se satisfait de peu. On dénombre aujourd'hui 4 779 Atikamekw habitant les villages de Manawan, de Wemotaci et d'OpitciwanÊ; quelques autres vivent à La Tuque, en Mauricie et au Lac St-Jean. Le XXe siècle s'ouvre sur une nouvelle ère; celle des aménagements hydroélectriques. La communauté d'Opitciwan a dé être réinstallée à deux reprises en raison des inondations résultant de la création du réservoir Gouin en 1918. Toutes ces activités ont un impact négatif sur la faune et la flore. La drave et le bois inondé par le réservoir Gouin ont entrané la contamination de la faune et de la flore et le maintien du mode de vie traditionnel n'est plus guère possible.




Les Cris

Origine du nom

Le nom de ce peuple provient d'un groupe d'autochtones vivant près de la baie James et que les Français appelaient Kiristinons, nom qui s'est par la suite transformé en Cri (épelé « Cree » en anglais). La plupart des Cris n'utilisent ces noms que lorsqu'ils parlent ou écrivent en anglais et en français et portent des noms propres à Crisleur région. Ils occupent un territoire qui s'étend de l'Alberta jusqu'au Québec, ce qui représente la plus vaste répartition géographique autochtone du Canada.

Les Cris constituent le plus important groupe de la famille linguistique algonquienne du Canada. Ils sont présents en Saskatchewan et au Manitoba, bien que la majorité des Cris vivent en Ontario (plus de 13 000) et au Québec (plus de 12 000). Leur présence au Québec remonte au tout début de l'occupation humaine du territoire québécois, où ils exploitaient les ressources fauniques et halieutiques des côtes de la Baie d'Hudson et de la Baie-James.

Ils forment de petits groupes de nomades se nourrissant principalement de gibier (original, caribou, oie sauvage) et de poisson. Ces terres peu fertiles, au climat rigoureux, ne se prêtent guère à l'agriculture. En contrepartie, le gibier abonde et, à cause du froid intense, la fourrure est d'une qualité exceptionnelle; elle a tôt fait d'attirer les marchands européens en dépit de l'éloignement. Les premiers contacts avec les Européens ont été établis dès 1610, lors des explorations d'Henri Hudson.

Le commerce des fourrures prend alors son essor avec la fondation de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui obtient, en 1670, le monopole de ce commerce sur un territoire de 13 millions de kilomètres carrés. Les marchands français livrent toutefois une concurrence féroce aux Anglais: ils s'installent en amont des grands cours d'eau et achètent les fourrures avant qu'elles n'atteignent les postes de la Compagnie, situés près de la côte. Cette lutte ne semble pas déranger les Cris, qui traitent aussi bien avec les Anglais qu'avec les Français.

Histoire ancienne

Pendant environ 7 000 ans, les ancêtres des Cris sont éparpillés dans presque toutes les régions boisées qu'ils habitent encore aujourd'hui. À la suite du contact avec la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON, certains Cris des Marais vont vivre plus à l'ouest pour piéger dans de nouveaux territoires bien que, selon plusieurs, ils se seraient installés dans des régions déjà peuplées par les ancêtres des Cris des Bois et des Cris des Plaines.

Traditions durables

Durant cette même période, un grand nombre de Cris continuent à vivre dans la forêt boréale et la toundra dans le Nord, où la culture s'est conservée remarquablement. À l'origine, ils vivent de chasse à l'orignal, au caribou, au petit gibier, à l'oie et au canard ainsi que de pêche. De plus, ils fument le poisson pour le conserver. Ils voyagent en CANOT D'ÉCORCE pendant l'été, en RAQUETTES À NEIGE et en TOBOGGAN pendant l'hiver. Ils vivent dans des huttes coniques ou en forme de dôme recouvertes de peaux d'animaux. Ils fabriquent des outils de bois, d'os, de cuir et de pierre. Pendant une période indéterminée, ils se livrent à un commerce sporadique avec des peuplades vivant plus au sud et se livrent plus tard au troc de fourrures, de viande et d'autres produits contre des outils en métal, de la ficelle et des produits venus d'Europe.




Les Hurons

SIGNIFICATION DU NOM HURON

Le nom huron tiré de la langue française du mot hure signifie « tête de sanglier ou malotru ». Ce nom a été inspiré par la coiffure des hommes de la tribu. Entre eux ils s’appelaient les « WENDAT » qui signifie « Habitants de la péninsule » Les tribus hurons les plus importante étaient Attignawantans
Huron(« Peuplade de l'Ours »), les Attigneenongnahacs (« peuplade de la Corde »), les Arhendaronons (« peuplade du Rocher »), les Tahontaenrats (« peuplade du Cerf ») et les Ataronchronons (« peuplade des Marais »).

Un début du XVIIe siècle, on estime que la population huronne compte entre 16 000 et 30 000 individus établis sur des territoires répartis dans le sud-est de l'Ontario (Bai Georgienne), chevauchant les frontières actuelles des États-Unis et du Québec.

Vivant principalement de l'agriculture et du commerce, la Nation Huronne est, à cette époque, un des groupes les plus prospères et stables en Amérique du Nord. Les Hurons, appelés les Wendat, détiennent le monopole du maïs et du tabac dont ils font le commerce avec les autres nations autochtones, contre des fourrures et des objets quotidiens. Par la suite, le troc se fera avec les groupes européens qui viendront exploiter et coloniser ces territoires. La zone commerciale des Hurons comprend la région des Grands-Lacs, la Mauricie et mme la Baie d'Hudson. Selon Marguerite Vincent, auteur du livre La Nation Huronne, les Hurons étaient bien conscients de la perfection de leur système de commerce et très orgueilleux de l'influence dont ils jouissaient parmi les autres Indiens; au point qu'ils refusèrent d'apprendre d'autres dialectes que le leur, forçant les Indiens qui trafiquaient avec eux à apprendre le Huron.

Lors de la première visite de Jacques Cartier (en 1534), les Hurons sont en guerre contre les Iroquois. Les deux nations se disputent le contrôle du commerce de la fourrure et du tabac dans la vallée de l'Ohio et le long du Mississipi. La situation s'envenime avec l'apport des armes à feu par les Européens. Bientôt, la guerre que se livrent les Anglais et les Français se superpose à celle des Iroquois et des Hurons, ajoutant ainsi à la violence des hostilités. partir de 1649, les Hurons subissent de sérieuses défaites et de nombreuses pertes en vies humaines qui s'ajouteront à celles subies par les maladies contagieuses dues aux contacts avec les Européens. Ils quittent définitivement la Huronnie avec une délégation de missionnaires jésuites pour se réfugier au Québec. Ils sont toujours poursuivis par les Iroquois, qui les relancent jusqu'à leur dernier retranchement. Les Hurons-Wendat se déplaceront successivement à sept (7) emplacements différents (soit sur des terres qui leur seront concédées ou dans des réductions) avant de se fixer de façon permanente dans la réserve indienne de Wendake (Village-des-Hurons) près de Québec en 1697.

COUTUMES ET CROYANCES

Les hurons croyaient que tous les objets inanimés aussi que les animaux et les personnes possédaient un esprit ou une âme qu’il fallait absolument respecter. Ils accordaient une grande importance aux rêves qu’ils associaient à un message très spirituel. La fête de la mort était un évènement très important pour eux. Tout les dix généralement lors du déplacement d’un village, les ossements de tous les parents temporairement ensevelis étaient déterres et transportes dans un cimetière central ou plusieurs villages se rassemblaient avec les parents décèdes. Un grand cérémonie ce déroulaient et on enterraient les ossements dans un tumulus appelle ossuaire (endroit où sont conservés les ossements des morts.). Cette cérémonie permettait de rapprocher les gens des différents villages et offrait aux anciens la possibilité de raconter des légendes et de perpétuer les souvenirs des générations antérieures. Ces fêtes ont lieu tous les dix ou douze ans. Il n'y a pas de cercueil. Les morts sont enveloppés dans des tuniques de peaux de castor et déposés sur des plates formes à trois ou quatre mètres de haut. Ensuite, plus tard, lors de la fête, les os seront débarrassés des derniers morceaux de chair, et enveloppés dans de nouvelles peaux tandis que les vêtements en lambeaux et les morceaux de chairs étaient brûlés. On tapissait une fosse commune de peaux et on répartissait autour les ossements enveloppés et, séparés, les morts plus récents. Puis les hurons faisaient la fête toute la nuit. Le lendemain matin, les os, anciens et récents, étaient jetés dans la fosse et mélangés sous les lamentations des indiens.

ORGANISATION SOCIAL

Les hurons n’étaient pas un peuple nomade, ils avaient plusieurs grands villages, chacun son propre fonctionnement. Dans chaque village, ils y avaient plusieurs chefs représentant les différents clans. Il y avait des chefs de guerre et des chefs civils, mais tous devaient être habile à la chasse et à la guerre. Très souvent le titre de chef se passait de père en fils. Les chefs différent chef se réunissait régulièrement pour traiter des certaines questions et une fois l’an, se tenait un conseil de toute la confédération huronne. Ils étaient considères comme une force guerrière très puissante. Ils avaient un territoire étendu du Canada aux états unis. Il allait du fleuve du Niagara a l’est au fleuve Sainte Claire à l’ouest jusqu’au lac Erié au sud.

Ils étaient bien conscients de la supériorité de leurs système de commerce se qui les rendaient très orgueilleux de l’influence dont ils jouissaient parmi les autres peuples amérindiens. Ils refusaient d’ailleurs d’apprendre q’autre langues que la leur. Ce qui forçait ainsi les nations qui trafiquaient avec eux à apprendre le Huron. Commerçants aguerris, ils entretiennent d’étroites relations avec les Pétuns, les neutres les outaouais, les mipissings et les algonquins de la vallée de l’outaouai.


HABITATION

Ils vivaient dans des villages fortifies dans de longues huttes fabriquées a l’aide de rondins arques qui étaient ensuite recouvert d’écorce de cèdre, d’orme et de frênes. Ces maisons. Des grandes huttes de bois, ces maisons étaient communes. Elles mesuraient entre 45 et 55 mètres de long. Les murs étaient fait d’écorces posées sur une charpente de tronc d’arbre. Les Hurons vivaient dans des villages fortifiés. Les maisons longues étaient fabriquées à l’aide de rondins arqués couverts d’écorces de cèdres, d’ormes et de frênes (il y avait peu d’écorces de bouleaux dans cette région). Certaines maisons longues avaient jusqu’à 45 ou 55 mètres de longueur et 11 mètres de largeur. Des feux étaient entretenus le long d’un corridor central, chaque feu étant partagé par deux familles. Sur chaque côté étaient aménagées des plates-formes surélevées pour dormir. Un village devait changer d’emplacement à intervalle de 10 à 15 ans, suite à l’appauvrissement du sol provoqué par les cultures.


NOURRITURE

Ils vivaient principalement d’horticulture. Ils Cultivaient sur une même butte le maïs, la courge, et les haricots appelés par les hurons les trois sœurs. Elle constituait l’essentielle de l’alimentation de la nation. Un grand nombre d’avantages résultaient intercalaire : les haricots s’enroulaient autour des plants de maïs qui leur servaient de tuteurs. La feuille de courges très larges, fixaient l’azote, conservaient l’humidité au sol et empêchaient les mauvaises herbes de pousser. Les trois plantes s’aidaient comme des sœurs. Ils cultivaient le maïs, les fèves et les courges. Le riz sauvages qui était très abondant au bord des plans d’eau. Ils Extrayaient le jus d’érable et le cuisaient pour ainsi le transformer en sirop. La chasse était très difficile. Il y avait très peu de gibier près des villages car les territoires hurons avaient une très forte population. Les hommes devaient donc organise des expéditions pour trouver des animaux. Ils trouvaient essentiellement des chevreuils qu’ils se partageaient ensuite. Les peaux étaient utilisées pour confectionné des vêtements. Ils érigeaient de petits barrages sur les rivières afin de capturer le poisson plus aisément.

RÉCIT ORALE

Les relations avec les Mohawks
Selon une tradition orale hurons : il y a eu une guerre entre les hurons et le peuple mohawk des cinq nations iroquoises a la suite de l’interprétation d’un rêve. L’histoire raconte quelque part dans la baie de quinte sur la rive nord est du lac Ontario, il y a eu une cérémonie au milieu de l’hiver. Les hurons et les mohawks assistaient à la même cérémonie.
Un indien mohawk voulu faire interpréter un de ses rêves, c’était un rêve très violent dans lequel il était tue.
Il a demande à un chaman huron de miner son rêve. Le chaman était tellement implique pour rendre ce rêve réel qu’il tua le l’indien mohawk accidentellement. Parce que l’homme tué était un personnage très important, les mohawks sont partis amers et très furieux. Peu de temps après les hurons et les mohawks se sont fait la guerre.

Un début du XVIIe siècle, on estime que la population huronne compte entre 16 000 et 30 000 individus établis sur des territoires répartis dans le sud-est de l'Ontario (Bai Georgienne), chevauchant les frontières actuelles des États-Unis et du Québec.

Vivant principalement de l'agriculture et du commerce, la Nation Huronne est, à cette époque, un des groupes les plus prospères et stables en Amérique du Nord. Les Hurons, appelés les Wendat, détiennent le monopole du maïs et du tabac dont ils font le commerce avec les autres nations autochtones, contre des fourrures et des objets quotidiens. Par la suite, le troc se fera avec les groupes européens qui viendront exploiter et coloniser ces territoires. La zone commerciale des Hurons Huroncomprend la région des Grands-Lacs, la Mauricie et mme la Baie d'Hudson. Selon Marguerite Vincent, auteur du livre La Nation Huronne, les Hurons étaient bien conscients de la perfection de leur système de commerce et très orgueilleux de l'influence dont ils jouissaient parmi les autres Indiens; au point qu'ils refusèrent d'apprendre d'autres dialectes que le leur, forçant les Indiens qui trafiquaient avec eux à apprendre le Huron.

Lors de la première visite de Jacques Cartier (en 1534), les Hurons sont en guerre contre les Iroquois. Les deux nations se disputent le contrôle du commerce de la fourrure et du tabac dans la vallée de l'Ohio et le long du Mississipi. La situation s'envenime avec l'apport des armes à feu par les Européens. Bientôt, la guerre que se livrent les Anglais et les Français se superpose à celle des Iroquois et des Hurons, ajoutant ainsi à la violence des hostilités. partir de 1649, les Hurons subissent de sérieuses défaites et de nombreuses pertes en vies humaines qui s'ajouteront à celles subies par les maladies contagieuses dues aux contacts avec les Européens. Ils quittent définitivement la Huronnie avec une délégation de missionnaires jésuites pour se réfugier au Québec. Ils sont toujours poursuivis par les Iroquois, qui les relancent jusqu'à leur dernier retranchement. Les Hurons-Wendat se déplaceront successivement à sept (7) emplacements différents (soit sur des terres qui leur seront concédées ou dans des réductions) avant de se fixer de façon permanente dans la réserve indienne de Wendake (Village-des-Hurons) près de Québec en 1697
La population huronne chute dramatiquement; on ne compte qu'environ 400 à 1000 membres, en 1740, installés dans la région de Lorette et sur les rives du lac Érié. En 1829, la population du Village-des-Hurons ne compte plus que 179 individus. Elle se chiffre aujourd'hui à 2 751 membres, dont 1 100 résident dans la communauté de Wendake. Les Hurons forment aujourd'hui une communauté prospère. L'économie de Wendake fournit du travail à la majorité de ses membres durant la saison touristique ainsi qu'à plus de 300 non-autochtones. La fabrication de raquettes, de mocassins et de canots de facture Huronne-Wendat jouissent d'une renommée internationale. Les secteurs touristiques, culturels, manufacturiers et de services constituent le moteur du développement économique de la communauté.

Vivant en zone urbanisée depuis plus de trois cent ans, les Hurons font actuellement des efforts pour reconstituer leur culture et leur langue.

Parmi les Hurons les plus célèbres, mentionnons Degandawidam qui fut le père de la Ligue des cinq Nations dont le fonctionnement a inspiré la constitution américaine; le chef Kondiaronk, reconnu pour ses talents de diplomate et pour son rôle dans la conclusion du traité de paix de 1701 auquel ont adhéré toutes les nations indiennes de la Nouvelle-France; Prosper Vincent (1842-1915), premier Huron a être ordonné prêtre; le chef Ludger Bastien (1879-1948), premier Huron élu comme député à la législature du Québec et homme d'affaires prospère; Oscar Bastien, qui fut le premier Huron annonceur à la radio (1927-1942); et Léon Gros-Louis, qui fut le premier médecin de la nation diplômé de l'Université Laval.




Les Inuits

Au Québec, les Inuit habitent un vaste territoire de toundra situé au nord du 55e parallèle aujourd'hui dénommé le Nunavik. La population se répartit dans 14 villages comptant chacun entre 160 et 1 400 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la Inuit maleBaie d'Hudson (Kuujjuarapik, Umiujaq, Inukjuak, Puvirnituq, Akulivik), du détroit d'Hudson (Ivujivik, Salluit, Kangipsujjuaq, Quaqtaq), et de la Baie d'Ungava (Kangirsuk, Aupaluk, Tasiujaq, Kuujjuaq et Kangiqsualujjuaq). De plus, une soixantaine d'Inuit vivent à Chisasibi, un village cri de la Baie-James.

Les Inuit possèdent un territoire de chasse et de pêche traditionnel dénommé le Nunavik, d'où l'origine de l'appellation. Il fut peuplé par les ancêtres des Inuit actuels, originaires de Sibérie et de l'Alaska, au tout début du peuplement humain du Grand nord Canadien et Québécois qui s'est fait par vagues successives. Nomades, ils ont poursuivi leurs troupeaux et ont habité et exploité progressivement leurs territoires actuels.

Vers l'an 1400, les baleiniers et les explorateurs européens ont commencé à fréquenter la région et ont pris contact avec les Inuit lors d'échanges commerciaux. C'est alors que s'amorce, aux XVIIIe siècle, un tournant décisif dans le mode de vie des Inuit avec l'intensification du commerce des fourrures. Au début du XXe siècle, les Inuit abandonnent leurs armes de chasse traditionnelles au profit des fusils, et ils utilisent de plus en plus les produits troqués aux postes de traite. Les services gouvernementaux commencèrent à s'implanter graduellement vers les années 50 au Nord du 55e parallèle. Aujourd'hui, quoique la motoneige et la maison aient remplacé le traîneau à chien et l'igloo, les Inuit tiennent à conserver leurs valeurs, leur langue et leur culture. La langue des Inuit, l'inuktitut, est une langue riche et souple, capable de s'adapter aux réalités contemporaines. La langue seconde des Inuit est l'anglais. Les Inuit sont également signataires de la Convention de la Baie James et du Nord Québécois qui leur confère l'autonomie administrative de leurs communautés. De nouvelles structures sont mises sur pied et régissent les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux. La société Makivik joue un rôle actif dans le développement socio-économique de la région. Les services municipaux sont fournis par des corporations de villages nordiques, dont le fonctionnement est semblable à celui de nos municipalités. L'Administration régionale Kativik a son siège social à Kuujjuaq et chapeaute l'ensemble des municipalités nordique.Inuit femelle

La découverte du territoire occupé aujourd’hui par le Québec revient officiellement à Jacques Cartier en 1534. Par contre, des milliers d’années avant son arrivée, plus précisément environ 40 000 ans avant notre ère, des peuples ont traversé le détroit de Béring alors gelé pour venir s’établir en Amérique. Ces peuples sont descendus vers le sud et ont fondé différentes colonies. Puis, certains de ces peuples ont choisis de remonter vers le nord pour s’établir sur le territoire où se trouvent aujourd’hui le Québec et le Canada. Ces peuples, les Autochtones, furent donc les premiers habitants du Québec.

Beaucoup plus tard, soit aux 9e et 10e siècles de notre ère, les Vikings ont fait des tentatives d’exploration. Ils se sont arrêtés à Terre-Neuve et sur la côte du Labrador, à l’est du Québec. Certains prétendent qu’ils se seraient rendus jusqu'au Québec, mais aucune trace de leur venue n’a encore été trouvée.

Jean Cabot, ou John Cabot, a exploré le territoire lors d’un voyage en 1497. Il fut le premier explorateur à laisser des traces écrites de son passage en Amérique du Nord. Aucune preuve exacte de l’endroit où il accosta ne fut trouvée, mais on estime qu’il aurait accosté dans les environs entre Terre-Neuve et l’Île-du-Prince-Édouard.

En 1534 et en 1535, Jacques Cartier prend possession du territoire au nom du roi de France. Il plante alors une croix à Gaspé, que l'on peut encore admirer aujourd'hui. Il est le premier explorateur connu à avoir remonté le fleuve Saint-Laurent et à avoir eu un contact privilégié avec les peuples autochtones (Amérindiens). Il pense alors avoir trouvé une route vers l’Inde et l’Asie. Lors de son deuxième voyage en 1535, Jacques Cartier se rend à Stadacona (Québec), Hochelaga (Montréal) et il s’arrête aussi à Trois-Rivières sur le chemin du retour. Ce voyage aura été très profiteur au roi de France, puisque Cartier a découvert de nombreux fleuves qu’il croit être la voie vers l’Asie, ce qui incite le roi à engager plus d’argent dans les voyages d’exploration.




Les Malécites

Jusqu'au XVIe siècle, les Malécites vivaient au Nouveau-Brunswick; leur territoire s'étendant vers l'ouest à partir de la rivière Saint-Jean. Leurs membres sont originaires de la Confédération Wabanaki qui regroupait les Penobscots, les Passamaquoddy, les Abénaquis du Maine et les Micmacs.

Semi-nomades, ils vivaient de chasse et de pêche, mais ils cultivaient aussi le maïs. La principale communauté malécite, Médotec, était située aux abords de la rivière MalecitesSaint-Jean. En 1694, au contact des Européens, la peste décime la population emportant ainsi 120 Malécites; le reste de la communauté devant alors délaisser temporairement le village.

Les Malécites se sont alliés aux Français lors des guerres de colonisation: ils furent considérés comme un élément majeur de la défense française. En 1728, toutefois, les Malécites ratifient le traité de paix conclu à Boston avec les Anglais et, en vertu de ce traité, les Indiens de la Nouvelle-Angleterre de la Nouvelle-Écosse reconnaissent la souveraineté britannique sur la Nouvelle-Écosse. Le ressentiment des Malécites à l'endroit des Anglais dura jusqu'à la capitulation de Québec, en 1763. En 1828, une trentaine de familles formèrent un établissement à Viger (une concession de 3 000 acres de terrain divisés en lots de 100 acres) près de la rivière Verte en Gaspésie; d'o ù l'origine de leur appellation actuelle, les Malécites de Viger.

Selon la politique de sédentarisation en vigueur à cette époque, on incite les Malécites à s'y installer de façon permanente et le gouvernement leur fournira des semences et des provisions à cet effet. Les mesures d'incitation échouent et faute d'occupation de cet établissement par les Malécites, le gouvernement canadien cède aux pressions des colons intéressés par ces terres fertiles et Viger est rétrocédé en 1869. En 1876, le gouvernement fédéral crée la réserve de Whithworth, puis celle de Cacouna en 1891 et on y construit des maisons. Les Malécites résistent cependant au mode de vie sédentaire; la population canadienne et québécoise en vint presque à oublier leur présence au Québec tant les Malécites se sont dispersés sur le territoire québécois.




Les Micmacs

Avant l'arrivée des Européens, les membres de la Confédération Wabanaki, les Souriquois, aujourd'hui nommés les Micmacs, occupaient la Nouvelle-Écosse, l'le-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la partie sud de la péninsule gaspésienne. En 1611, le père Pierre Nilard en dénombrait environ 3 000 en ces lieux.Micmacs

Peuples nomades, les Micmacs vivaient surtout des activités traditionnelles de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette de petits fruits. Étant donné leur mode de vie, ils construisaient leur wigwams de manière à pouvoir les transporter aisément d'un lieu à l'autre. Au XVIe siècle, les Micmacs sont l'un des premiers peuples à entrer en contact avec les Européens. titre d'intermédiaires, ils tenteront de tirer profit de la traite des fourrures entre les Européens et les nations situées plus à l'ouest.

Comme toutes les autres nations autochtones d'Amérique, une très grande partie de la population sera décimée par les maladies contagieuses attrapées au contact des Européens. L'arrivée des missionnaires européens, au début du XVIIe siècle, transformera le mode de vie des Micmacs. Dès 1624, ce peuple délaissera progressivement ses valeurs spirituelles et culturelles au profit de la religion et du mode de vie européens.
À la suite de leur victoire sur les Français en 1763, les Anglais de la Nouvelle-Angleterre s'installeront en grand nombre dans la région atlantique. Le gouvernement britannique tentera de faire des Micmacs des agriculteurs et ces tentatives de sédentarisation échoueront. Malgré tout, les Micmacs deviendront une main-d'þuvre bon marché dans les domaines du transport et de la foresterie au détriment de leurs activités traditionnelles, ce qui entranera des modifications socio-culturelles importantes pour leur nation.

On dénombre aujourd'hui 15 000 Micmacs dans les Maritimes. Au Québec, plus de 4È300 Micmacs résident à Listuguj (Restigouche),àGesgapegiag (Maria) et dans la région de Gaspé. De nos jours, la pêche au saumon est toujours pratiquée par les Micmacs et cette activité est devenue un facteur de développement économique important pour cette nation.




Les Mohawks

Avant le XVIe siècle, les membres de la Confédération iroquoise des Cinq Nations (Haudenosaunee), communément appelés les Iroquois, vivaient principalement d'une économie de subsistance basée sur l'agriculture, l'échange commercial de produits agricoles (farine de maïs et tabac) et artisanaux, ainsi que sur la pratique Mohawksd'activités traditionnelles de chasse, de pêche et de cueillette.

Au XVIIe siècle, on évalue la superficie du territoire de la Confédération, qui longe le fleuve Saint-Laurent et s'échelonne le long de la rivière Mohawk, à environ 35000km2. Au contact des Européens, au XVIIe siècle, le mode de vie des Mohawks se transforme peu à peu; notamment avec l'usage de plus en plus répandu du métal et des armes à feu. la mme époque, sous l'influence des missionnaires jésuites, les Mohawks se convertissent au catholicisme.

Habiles dans les arts de la guerre et du commerce, les Mohawks participent aux guerres franco-anglaises qui marquèrent les débuts de la colonisation en Nouvelle-France en s'alliant aux forces britanniques. Ils supplantent progressivement les Hurons dans le monopole du commerce des fourrures et ils livreront à ces derniers une guerre sans merci.

Au milieu du XVIe siècle, les Mohawks s'installent graduellement dans des réductions près des villages anglais et après plusieurs déménagements, ils s'installent en 1717 sur le site de Kahnawake. Un groupe de Mohawks de ce village déménage à nouveau en 1721 dans un village algonquin, nommé Kanesatake en 1755. Ë compter du XIXe siècle, les Mohawks travaillent comme pagayeurs dans plusieurs compagnies de transport, étant donné leur aptitude à affronter les rapides et à voguer sur des eaux agitées. Ils s'illustreront à cet effet en 1884, en permettant à une expédition britannique de remonter le Nil jusqu'à Khartoum, au Soudan. Leur aptitude à travailler dans les hauteurs les amèneront à travailler dans d'importants chantiers de construction tant aux États-Unis qu'au Canada, d'o l'adage faisant état du fait que les autochtones n'ont pas le mal du vertige: à Montréal, les Mohawks participent à la construction du pont Victoria en 1860; en 1899. Ils travaillent aussi au montage du pont de Québec (le 29 aoét 1907, le pont s'écroule et fait 96 morts, dont 33 sont de Kahnawake).

Répartis de chaque côté de la frontière canado-américaine, les Mohawks rejettent les frontières actuelles du Canada et des États-Unis et revendiqueront le droit de libre circulation personnel et des biens du commerce. Quelques manifestations majeures viendront appuyer leurs revendications. Une de ces manifestations, à la suite d'un litige concernant la revendication territoriale du village d'Oka, demeure un épisode tristement célèbre dans les relations entre les Mohawks et les non-autochtones au Québec. Ce conflit, dans lequel l'armée canadienne et la Séreté du Québec sont intervenus à l'été 1990, est l'un des pires de l'histoire moderne des relations entre Québécois et Autochtones.

Aujourd'hui, la nation iroquoise compte plus de 20 000 membres au Québec, en Ontario et dans l'État de New-York. Au Québec, près de 8 400 Mohawks résident à Kahnawake, sur un territoire de 53 km2. Dans cette communauté dynamique, on retrouve quatre écoles, dont deux offrent aux étudiants l'opportunité de poursuivre leurs études secondaires. Il y a également une station radiophonique, un journal (The Eastern Door), un hôpital entièrement géré par la collectivité et une caisse populaire dont l'actif atteint maintenant plus 50 millions de dollar.




Les Montagnais

Les Montagnais forment la nation autochtone la plus populeuse du Québec. Avant la colonisation, ils occupaient un immense territoire longeant la Côte-Nord et le MontagnaisSaguenay, englobant les terres jusqu'à la hauteur de Schefferville. Selon des témoignages issus de la tradition orale, les Montagnais côtoyaient les Inuit de façon plus ou moins harmonieuse jusqu'à ce que ces derniers se replient au nord, en 1760. Au XVe siècle, les Montagnais ont établi les premiers contacts avec des baleiniers et des morutiers européens venus pêcher sur les côtes et établir des campements temporaires.

Très tôt, ils nouèrent avec les Européens des relations basées sur le commerce des fourrures, ce qui les amenèrent à modifier leur mode de vie traditionnel nomade pour s'adonner quasi exclusivement au piégeage des animaux à fourrure. La tradition orale montagnaise conserve de nombreux détails sur cette période. On raconte par exemple que les Montagnais et les Français avaient conclu une entente permettant à ces derniers d'occuper certaines terres en échange de farine, afin de prémunir les Montagnais contre les famines chroniques. Ainsi, dans les récits, il est souvent question l'époque pré-farine.

À l'époque pré-farine, les Montagnais pratiquent une économie de subsistance tirée des ressources fauniques abondantes. Ils utilisent les peaux et les os pour se confectionner des vêtements et des armes. Ë l'époque pré-farine, ils échangent leurs pelleteries contre du saindoux, du thé, du beurre, de la toile et des armes à feu. Le clergé a tôt fait de s'établir à proximité des postes de traite pour agrandir la famille chrétienne. Dès 1632, les jésuites ouvrent leur première mission chez les Montagnais. Ë la fin du XVIIIe siècle, la Compagnie de la Baie d'Hudson exploite plusieurs postes de traite en territoire montagnais.

Au cours du XIXe siècle, l'exploitation forestière supplante le commerce des fourrures. Cette nouvelle activité, combinée au peuplement de la vallée du Saint-Laurent, dépossède les Montagnais de nombreux territoires de chasse. Ils se replient alors vers le nord de leur territoire mais en vain, car la colonisation les rejoint bientôt jusqu'au lac Saint-Jean.




Les Naskapis

Petite communauté nomade d'environ 1 500 autochtones, les Naskapis vivaient au XVIIe siècle, au sud de la Baie d'Ungava, entre la côte du Labrador et de la Baie Naskapisd'Hudson. L'agriculture étant impraticable sur ces terres nordiques, les Naskapis tiraient leur subsistance de la chasse au caribou, au phoque et aux oiseaux migrateurs ainsi que de la pêche blanche.

La Nation Naskapi possède une culture et une langue spécifique et distincte des autres nations autochtones et Inuit. Ceux-ci ont pu préserver leur mode de vie traditionnel jusqu'au début du siècle, puisqu'ils n'ont été en contact que de façon occasionnelle avec les Européens, et par la suite avec les Québécois à partir de 1821.

Toutefois, l'ouverture d'un comptoir de fourrures dans la région de Schefferville, à Fort-Nascopie, en 1838, vient bouleverser le mode de vie des Naskapis. L'installation de ce poste de traite à proximité de leur campement les encourage à abandonner leurs pratiques de chasse traditionnelle pour s'adonner au piégeage des animaux à fourrure, qui devient une bonne monnaie d'échange.

Les Naskapis deviennent vite dépendants des postes de traite. Cette dépendance entrane une séparation des familles qui fréquentent différents postes de traite. Fautes d'échanges, les chasseurs ne connaissent plus la trajectoire suivie par les hardes de caribous. Privé de cette source d'alimentation, le peuple naskapi fait face à la famine qui menace l'existence de la communauté. Ainsi, en 1949, Fort-Chimo doit recourir à l'aide alimentaire et sanitaire du gouvernement fédéral pour assurer sa survie. En 1956, le gouvernement fédéral décide de déménager la communauté naskapie à Schefferville. Durant vingt-cinq ans, les Naskapis font bon voisinage avec les Montagnais, dans le village de Matimekosh.

 

Les espagnols débarquèrent sur le nouveau continent avec leurs chevaux appeler Andalous (mélange de sang barbare, napolitain et espagnol).
ChevalLes Espagnols installèrent les chevaux dans des bâtiments fermés. Mais au cours des attaques indiennes, beaucoup de ces chevaux s’échappèrent et redevinrent sauvages.

La plus grosse échappée fut en 1680 lors de la rébellion des pueblos. Les Espagnols furent chassés du nouveau Mexique et laissèrent beaucoup de chevaux derrière eux. C’est ainsi que les Indiens purent en acquérir. Au fil du temps leur morphologie se transforma afin de s’adapter à leur nouvel environnement. Ils devinrent plus petit, plus robustes et très nerveux c’est ainsi qu’on les appela les mustangs.

Avant les Indiens des plaines d’Amérique du nord chassaient le bison avec différente ruse pour les envoyer vers les précipices dans lesquels beaucoup de bêtes tombaient. Mais ils en tuaient plus qu’il n’en fallait pour la tribu. Mais lors de l’arrivée des chevaux ils tuèrent que le strict nécessaire. Ils faisaient galoper leur monture le long du bison et lui apprenait est s’en écarter des qu’ils avaient décoché leurs flèches. Malgré les grandes précautions qu’ils prenaient, il arrivait parfois que l’animal blessé se retourne et charge le cheval et l’éventre.

Il y avait plusieurs façon de chassé le bison a cheval. Ils décochaient une flèche et celle-ci transperçaient le bison ou parfois même elle disparaissait dans le corps de l’animal. Certains chasseur préférait se servir de lances d’autres sautaient depuis leur monture sur le dos de l’animal pour l’égorger.


Techniques employées par les Sioux
TRANSPORT :
Les chevaux servaient aussi à transporter les tipis qui étaient tirés par les chiens avant. Du coup les tipis on put être plus grand et abriter plus de personnes.
LES ECHANGES :

Le don de chevaux valait beaucoup de prestige au donateur et une satisfaction personnelle a la personne qui le recevait. Plus un homme pouvait faire un cadeau d’un grand nombre de chevaux, plus il était considéré comme quelqu’un de riche.
La valeur du cheval variait d’un animal a l’autre cela dépendait de ses qualités, de sa rareté, de son age, des régions et du nombre de chevaux Chevaux rivièredisponibles dur le territoire. On échangeait les chevaux contre des vêtements des fusils, des bijoux etc.
Le nombre de chevaux possédés représentait le statut social d'une famille. Une famille riche pouvait en posséder 30 à 50. On attendait des riches qu'ils prêtent des chevaux aux pauvres.

LES GUERRIERS :
Ils se mirent à se voler les montures d'une tribu à l'autre.
Un bon voleur de chevaux pouvait acquérir autant de prestige qu’un guerrier au combat car les meilleurs chevaux étaient très souvent attachés près des tipis des propriétaires. Le voleur devait donc pénétrer seul dans le camp pour ramener les bêtes vers ses compagnons restés plus en arrière.
Les tribus qui pratiquaient énormément c’est raids était les Crows, les Crees, Gros Ventres, Assiniboines et Sioux Mais ils capturaient aussi les chevaux sauvages qui leur servaient pour mener des raids plus rapides et plus nombreux. Les Indiens n’allaient pas chercher les chevaux que dans les tribus, ils capturaient aussi les chevaux sauvages qui leur permettaient de mener des raids plus rapides et plus nombreux.
Certaines tribus possédaient des troupeaux de plusieurs milliers de tête. 

La technique employée par les Sioux pour dresser un cheval alliait la rapidité à la rudesse et à l'efficacité.

Les poulains ne subissaient pas d'entraînement avant l'âge de trois ans. Il était plus facile, à ce que l'on croyait, de les dresser avant cet âge, il était prouvé que les poulains de plus de trois ans se montraient plus robustes et plus disciplinés.
Cela n'empêchait cependant pas les garçons d'entraîner des Yearlings, et chose curieuse, ces jeunes animaux avaient la réputation de coursiers rapides et endurants.
La première étape du dressage consistait à passer autour du cou de l'animal un nœud coulant tandis qu'un homme s'asseyait sur sa tête.
Une fois le cheval immobilisé par une longue corde retenue par deux ou trois hommes, celui qui était sur sa tête se levait en prenant soin d'éviter les coups de pieds, ceci avait pour effet de faire se lever l'animal, réaction que les hommes contrôlaient souplement à l'aide de la corde.
Tandis que le cheval se défendait, les hommes l'emmenaient progressivement vers le cercle du campement ; c'est alors qu'après avoir enroulé la corde plusieurs fois autour de ses jambes, les hommes tiraient d'un coup sec pour faire basculer le cheval à terre.
Dans le même temps, l'un des hommes sautait sur lui tandis que les autres attachaient une jambe de devant à la jambe gauche de derrière. A chaque fois que le cheval essayait de se lever, il en était empêché par cette entrave et cela jusqu'à ce qu'il fût épuisé.
Quand en fin de compte il se laissait aller, allongé sur le sol, trop faible pour lutter, les hommes lui donnaient de petits coups de poing sur tout le corps et plus particulièrement sur le cou, les oreilles et le dos.
Après l'avoir tapé consciencieusement, ils posaient une couverture sur le dos de l'animal.
Celui-ci, reprenant alors courage, sautait pour essayer de se débarrasser de cette couverture, mais ses entraves le faisaient tomber à chaque mouvement.
Quand le cheval n'avait plus assez de force pour s'en débarrasser, l'un des hommes s'approchait et sautait sur son dos.
Il plaçait avec la plus grande précaution un licol autour de sa tête ; dès que l'animal s'habituait à celui-ci comme à son cavalier, les hommes recommençaient à le frapper, à lui donner de petits coups de poing, à le flatter et à lisser sa robe. Puis, avec mille précautions, on enlevait les entraves.
Le cheval se mettait alors à trotter en supportant son cavalier. Ceci pouvait demander une journée : quelques chevaux particulièrement récalcitrants exigeaient deux jours de dressage.
Mais dans tous les cas, la technique des Sioux avait prouvé son efficacité. Ils avaient les chevaux les mieux entraînés, les plus efficaces et les plus endurants.
 

La selle indienne

Au début, l'indien montait "à cru", sans selle. Parfois il posait une simple peau de bison sur le dos de sa monture. Un peu plus tard, il utilisa un coussin de peau rembourré de poils. Puis, de véritables selles virent le jour. L'arçon, c'est-à-dire l'ossature de la selle, était en corne de wapiti et en ArçonPeau de bisonbois. L'avant et l'arrière était très haut, mais les hommes préféraient soit le coussin soit une selle à l'avant et au dossier nettement moins hauts, pour ne pas être gênés pendant la chasse ou la guerre. Une peau brute enveloppait l'arçon et, une fois sèche, elle maintenait l'ensemble cohérent. Une peau de bison pouvait être jetée en travers sur le siège, pour plus de confort. Croupières, poitrails et étriers pouvaient être ornés de broderies.
Avant l'apparition du mors, une corde en cuir cru passait dans la bouche du cheval, enserrant sa mâchoire inférieure. Les deux extrémités de cette longue corde formaient les rênes
Des sacs souples de cuir brodés se jetaient en travers de la selle pour le transport d'objets divers.

Technique de construction du Wigwam

LE WIGWAM EN FORME DE DOME

La forme demi sphère était celle la plus utilisé par le peuple du Nord Est (Québec, Ontario, Nouvelle Angleterre etc.…) car il était très facile de le construire.

Ses habitations peuvent abriter de 10 à 20 personnes. La structure était construite à partir de perche de saule sur lesquels on reposait des morceaux d’écorces, de bouleau. Les pièces d’écorces sont cousues ensemble à l’aide de racines d’épinette ou de sapin mais aussi à l’aide de tendon d’animaux.

Certain wigwams peuvent être décorés de motifs qui représente des oiseaux, des orignaux, des castors, de loutres etc. L’hiver, on le recouvrait de peau d’animaux et certaines tribus entassaient de la neige contre les parois extérieures pour tenter de garder le plus de chaleur possible.

Un feu était entretenu en permanence au centre et la fumée s’échappait par un trou fait en haut du wigwam.
Ce sont les femmes qui étaient responsable de monter et de démonter le wigwam et très souvent elles le construisaient en une journée.

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